L’identité juive du Cardinal Lustiger

Je n’ai jamais prétendu que j’allais être simultanément un bon juif, selon la définition des rabbins, et un bon chrétien, selon la définition de l’Église. Mais vous comprenez que je ne puisse pas, sans perdre ma propre dignité et la dignité que je dois à mes parents et celle que je dois à tous ceux dont je suis irrévocablement solidaire, ne pas revendiquer ma condition de juif. Dans les temps de persécution comme dans les temps de paix. Je l’ai fait, non pour blesser, mais par respect pour la vérité et ce qui lui est dû. (…) Mais ce que je puis dire, c’est qu’en devenant chrétien, je n’ai pas voulu cesser d’être le juif que j’étais alors. Je n’ai pas voulu fuir la condition de juif. Je la tiens d’une façon inaliénable de mes parents. Je la tiens donc d’une façon inaliénable de Dieu lui-même.








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