Qu’ont-ils fait de mal ?
Une réflexion sur la lecture de l’Evangile d’aujourd’hui par le Père Michel Remaud.
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Dès le début de cette première semaine de carême, en nous faisant lire le récit du jugement dernier dans le chapitre 25 de l’évangile de Matthieu, la liturgie nous donne une forte leçon sur le péché d’omission. À ceux qui seront à sa gauche, le roi dira : « Allez-vous-en loin de moi, maudits, dans le feu éternel préparé pour le démon et pour ses anges. »
Quels crimes ont-ils commis pour mériter un châtiment aussi terrible ? Ils n’ont pourtant pas tué, ni même volé, ni diffamé, ni commis d’attentats ou posé de bombes dans les avions. Ils n’ont rien fait, et c’est justement cela qui leur est reproché. Leur péché est de ne pas avoir vu. Leur étonnement est certainement sincère quand le roi le leur reproche : « Quand est-ce que nous t’avons vu avoir faim et soif, être nu, étranger, malade ou en prison ? ».
Leur cécité pouvait être la marque de leur égoïsme. Mais peut-être, aussi, étaient-ils aveugles parce qu’ils étaient trop préoccupés par leurs propres soucis pour prêter attention à la détresse des autres. Le carême peut être l’occasion de nous rappeler que notre Père, lui, n’est pas aveugle et que tous nos problèmes et nos besoins sont connus de lui. Renouveler notre confiance dans sa miséricorde et sa fidélité doit nous libérer de nous-mêmes et nous guérir de notre cécité, pour nous rendre capables de transmettre aux autres l’amour que le Seigneur nous porte.








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