Des livres du Nouveau Testament brûlés : Une réaction


Beaucoup de membres de nos communautés paroissiales ont exprimé leur émotion et leur scandale face aux attitudes violentes de ces dernières semaines à l’encontre de juifs messianiques. Nous publions ici une lettre d’un membre de la communauté paroissiale de Haïfa au sujet du fait qui s’est produit à Or Yehuda (près du site archéologique de Césarée Maritime), où on a brûlé des exemplaires du Nouveau Testament.

Celui qui brûle des livres ne peut plus appartenir et n’a plus aucun droit, ni religieux ni même moral, d’appartenir à quelque religion que ce soit. Dès qu’un individu ou tel ou tel groupe agit d’une manière aussi ignoble, qui rappelle des moments noirs de l’histoire, il s’exclut lui-même du statut de personne civilisée et il s'avilit.

Les hommes de foi, quelle que soit la religion à laquelle ils appartiennent, devraient tout d’abord être des personnes humaines, qu’il faudrait différencier des individus qui sont poussés par des mobiles obscurs, des fondamentalistes, des fanatiques, de ceux qui pensent que le fait de brûler des livres les élève. Ils se trompent: cet acte les abaisse. Ni ce groupe, ni ceux qui se sont tus ne sont indemnes de culpabilité, y compris les ministres désignés, ainsi que 
monsieur le maire de Or Yehuda. Le poète Heine disait: «Là où on brûle des livres, on finira par brûler des hommes». Tant que de tels actes ne seront pas condamnés, ce sera une étape vers un fanatisme accru. Malheur à nous, peuple qui a été persécuté, torturé, assassiné, si nous n’avons pas tiré les leçons de l’histoire; mais peut-être est-ce précisément cette partie fanatique qu’ils ont apprise, et avec quel talent… Qu’alors ne se réalise pas le proverbe qui dit que l’élève a surpassé son maître! Je préfère ne pas même penser à quelle partie de l’histoire ils ont apprise.

Comme chrétienne parmi les deux milliards de chrétiens dans le monde, militant en faveur de la fraternité et de la reconnaissance respectueuse mutuelle, espérant que tous finiront par comprendre qu’il n’y a qu’un seul Dieu, je pense, ainsi que d’autres chrétiens catholiques hébréophones qui vivent en Israël, que la Knesset aurait dû réagir et qu’il n’est pas encore trop tard.

Je termine par une prière pour l’unité, la coopération et le respect mutuel entre les religions et les peuples.

N.O. de la communauté de Haïfa

Soutenez-nous Contactez-nous Vatican News en Hébreu La messe en hébreu Pour la protection des enfants


© 2020 Saint James Vicariate for Hebrew Speaking Catholics in Israel